Je sais bien qu'on deseche tous sous un soleil de plomb dans une autre vie. Mais dans celle la, la belle affaire.
Je suis comme un bocal ville, absorbant l'univers, la douleur, les images de la télé. Si je dois rester en apparence indifferente pour survivre en société devant tous ces spectables desarmants, je meurs a l'interieur de moi, je me dissocie et me morcelle, certaines images passent a travers moi au lieu de glisser a travers, comme des milliers d'aiguilles rouillées pleines de tetanos. Tetanos contre lequel je ne suis peut etre plus vaccinée, oublié le dernier rappel.
Comment on a pu devenir cette chose immonde qui bouge dans l'ecran rectangulaire. Comment a pu se mettre en place cette methodologie propre et serieuse pour perpetuer les instincs meurtier et sauvages qui sont nos demons. Les chats tuent pour manger. Nous tuons pour se regaler, pour tuer nos enfants, pour tuer les espoirs, pour le voir un jour aux infos, pour satisfaire la foule, pour etre heureux, devant les pires spectacles.
Tout le monde peut. Tout le monde y arrive. Laisser passer les images et les mots les plus insoutenables, tranquillement apres manger. Moi je ne peux pas. Je me dis "c'est le monde réel", c'est plus un jeu, tout est detruit, je fais parti de cette espece, je ne vivrais plus jamais comme avant apres avoir entendu ca. Et c'est vrai. Je vis de moins en moins bien a force de choc audiovisuel, a force d'etre spectateur de la barbarie et d'aspirer de la poussiere et de la suie.
Je vois des petits qui tout agités qui se paralysent d'effroi devant des images incomprehensibles, qui restent accroché aux rayons de la télé. C'est une pause dans le temps, un arret sur image, des violences a dechifrer qui quand elles ont disparu de la boite restent pour la vie entiere dans l'hypocampe.
Le sommeil fini par ne plus venir. On a peut du noir.
mercredi 13 janvier 2010
jeudi 19 novembre 2009
Arrete de te plaindre Robert
Entourés par la pluie qui ne s'est pas donné une seconde de repit, a tergiverser sur les hertz et les decibels. Je m'ennui. Neurophysiologie le matin, neurophysiologie le soir et le midi. Tous les jours de la semaine. Grenoble ne seche pas. Les grenoblois s'excitent la bas en bas et ne sechent pas non plus, sous des parapluie et des idée de fin du monde. Quand le monde finira, ce sera comme ca, trempé, préssé, triste et brumeux. On ne vera plus les montagnes. Ni la mer.Bienvenue dans une belle journée d'automne en Isere, je regarde le spectacle par le balcon. Je crois que je ferais mieux de sauter.
Mais j'ai trop peur de me mouiller.
Je renonce.
Je suis pas sure qu'on se remette un jour de toute cette eau qui tient bon, sur les ponts. Quand je vois cette ville a la con perdu, invisible dans le brouillard a 6H30, le reveille qui sonne, je sais plus ou est ma place, qui je suis, ou je suis et coment j'en suis arrivée la.
Ces jours la, par apprentissage, il ne faut pas sortir, fermer les yeux et attendre que ca passe (mais ca fait maintenant 5 jours). Sortir ce serait mourir et j'ai trop sommeil pour mourir en novembre.
On dirait toujours qu'on freinera jamais l'homme, qu'il avance et se repend sur la terre. Mais pas quand il pleut. C'est la terre qui se repend sur nous, c'est le pire des revers de la pire des medailles.
J'ai fait des efforts. Regarde mes bottes marcher sur les feuilles sans que ma tete n'agisse. Je balaye, je scrute, je suis devenue tres performante dans ma tache, la detection n'a plus de faille,je suis devenue efficacement parfaite dans une tache inutile, voir meurtriere, qui m'enfonce doucement dans ma tete. C'est le verbe gacher.
Il faut payer pour tout (ce qui est extenuant). Il a eu raison de pleuvoir. Je prefere qu'il pleuve encore plutot que d'avoir renversé cette petite hors du passage pieton. Toute chance se paye? Il paraît que c'est ma tete, je devrais comprendre, je devrais apprendre, je devrais devenir lucide. Proceder pour la vie comme je procede en methodologie scientifique. Tenir compte des biais. Chercher a infirmer mes hypotheses. Tester statistiquement les choses. Et par dessus tout me rapeler qu'une hypothese infalcifiable ne releve plus de la science. Et qui pourra me dire que non, il n'y a pas de compensation de forces invisibles qui orchestrent ma vie?
Je sombre la tete la premiere dans la conaissance par l'experience. La chercheuse que je devrais devenir meurt, puis s'endort.
Mais plus fort que la science. Plus fort que la verité. Plus fort que le lion. Plus difficiles a recurer que des taches de sang sur des bermudas blancs. Il reste les croyances.
Il faudra retablir des schemas cognitifs correctes. Ya du travail sur la planche, je suis debordée de pain. Tous ces exercices eprouvants de mise dessin des choses-dont je ne peux-meme-pas-prononcer le nom, les sceances de cinema de ma memoire et les heures passées a falcifier mes souvenirs et reconstruire les jours de pluie passés.
Et ce sentiment qui persite. Qui me prend quand je ne suis plus occupée. Qui me saute a la gorge et qui diffuse cette lueur nauséeuse, cette sensation de flottement interieur, cet etau visceral. Cette ombre de moi qui me suit encore, me suit encore, me suit encore, me suit toujours, continue de me suivre, persiste a me suivre, s'entete a me suivre, s'obstine a me suivre, ne desespere pas de me suivre, se tue a me suivre, s'evertue a me suivre. Mon ombre sur laquelle je ne peux pas marcher. Cette misere personnelle qui finira bien un jour par aller ailleurs, s'eloigner de moi pour aller deconfire d'autres horizons.
Mais j'ai trop peur de me mouiller.
Je renonce.
Je suis pas sure qu'on se remette un jour de toute cette eau qui tient bon, sur les ponts. Quand je vois cette ville a la con perdu, invisible dans le brouillard a 6H30, le reveille qui sonne, je sais plus ou est ma place, qui je suis, ou je suis et coment j'en suis arrivée la.
Ces jours la, par apprentissage, il ne faut pas sortir, fermer les yeux et attendre que ca passe (mais ca fait maintenant 5 jours). Sortir ce serait mourir et j'ai trop sommeil pour mourir en novembre.
On dirait toujours qu'on freinera jamais l'homme, qu'il avance et se repend sur la terre. Mais pas quand il pleut. C'est la terre qui se repend sur nous, c'est le pire des revers de la pire des medailles.
J'ai fait des efforts. Regarde mes bottes marcher sur les feuilles sans que ma tete n'agisse. Je balaye, je scrute, je suis devenue tres performante dans ma tache, la detection n'a plus de faille,je suis devenue efficacement parfaite dans une tache inutile, voir meurtriere, qui m'enfonce doucement dans ma tete. C'est le verbe gacher.
Il faut payer pour tout (ce qui est extenuant). Il a eu raison de pleuvoir. Je prefere qu'il pleuve encore plutot que d'avoir renversé cette petite hors du passage pieton. Toute chance se paye? Il paraît que c'est ma tete, je devrais comprendre, je devrais apprendre, je devrais devenir lucide. Proceder pour la vie comme je procede en methodologie scientifique. Tenir compte des biais. Chercher a infirmer mes hypotheses. Tester statistiquement les choses. Et par dessus tout me rapeler qu'une hypothese infalcifiable ne releve plus de la science. Et qui pourra me dire que non, il n'y a pas de compensation de forces invisibles qui orchestrent ma vie?
Je sombre la tete la premiere dans la conaissance par l'experience. La chercheuse que je devrais devenir meurt, puis s'endort.
Mais plus fort que la science. Plus fort que la verité. Plus fort que le lion. Plus difficiles a recurer que des taches de sang sur des bermudas blancs. Il reste les croyances.
Il faudra retablir des schemas cognitifs correctes. Ya du travail sur la planche, je suis debordée de pain. Tous ces exercices eprouvants de mise dessin des choses-dont je ne peux-meme-pas-prononcer le nom, les sceances de cinema de ma memoire et les heures passées a falcifier mes souvenirs et reconstruire les jours de pluie passés.
Et ce sentiment qui persite. Qui me prend quand je ne suis plus occupée. Qui me saute a la gorge et qui diffuse cette lueur nauséeuse, cette sensation de flottement interieur, cet etau visceral. Cette ombre de moi qui me suit encore, me suit encore, me suit encore, me suit toujours, continue de me suivre, persiste a me suivre, s'entete a me suivre, s'obstine a me suivre, ne desespere pas de me suivre, se tue a me suivre, s'evertue a me suivre. Mon ombre sur laquelle je ne peux pas marcher. Cette misere personnelle qui finira bien un jour par aller ailleurs, s'eloigner de moi pour aller deconfire d'autres horizons.
samedi 24 octobre 2009
Je suis la la la
Il pleut il pleut bergere, mais pour une fois je n'ai pas a sortir de chez moi.
Et je peux le faire, regarder les dessins animés pendant que mon corps se regenere. Il existe d'autres formes de vie, des baleines au fond de l'antarctique a la perfection au fond du lit, anesthesié par tant de coton et de sommeil. Grace a ce gramme entier qui se dissoud dans mes vaisseaux, je sens bien que le point du plafond que je fixe est le plus parfait de tous. Que rien ne vaut la peine de detourner le regard, tout est au mieux, rien ne pourrait etre mieux, quoiqu'il fasse. Le mot angoisse a disparu avec son sens et le plafond est blanc, tellement blanc et genial que je m'en suis endormie. Je me suis reveillée quelque part, en bloc, dans une boite.
Mais je ne peux pas rester la. (a cause de question pour un champion).
Et je peux le faire, regarder les dessins animés pendant que mon corps se regenere. Il existe d'autres formes de vie, des baleines au fond de l'antarctique a la perfection au fond du lit, anesthesié par tant de coton et de sommeil. Grace a ce gramme entier qui se dissoud dans mes vaisseaux, je sens bien que le point du plafond que je fixe est le plus parfait de tous. Que rien ne vaut la peine de detourner le regard, tout est au mieux, rien ne pourrait etre mieux, quoiqu'il fasse. Le mot angoisse a disparu avec son sens et le plafond est blanc, tellement blanc et genial que je m'en suis endormie. Je me suis reveillée quelque part, en bloc, dans une boite.
Mais je ne peux pas rester la. (a cause de question pour un champion).
mercredi 21 octobre 2009
Allez allez mon petit!
J'ai bien du mal a croire qu'on en soit arrivé la. Comment mon corps est devenu une synthese du DSM4 sans que rien ne se passe. Je vois monsieur O qui s'agite devant des neuromediateurs, je me demande comment on peut venir d'Espagne et avoir autant l'air de n'avoir jamais vu le soleil avant ca. Dire que c'etait deya especial et disperser autant de froid deriere soi dans l'amphi pourtant suspendu a ses mots. Cette facade scandinave n'etait donc qu'un leurre, comme de l'aspartame pour le cerveau aurait dit monsieur O.
heureusement que Darwin n'est plus la. Il m'aurait devoré, avec sa theorie, moi l'etre le plus inadapté et desorganisé face a son milieu. Decomposé.
La phobie, la maladie de bourgeois, la maladie qui permet de combler des vides et de palier l'ennui laissé par les grands espaces (sauf la phobie des grands espaces).
Hommage a l'animal d'hier, je me sens comme toi, entrain de mourrir sur le carrelage, dans un envirronement qui n'est pas mon cadre de vie, incapable de retrouver la sortie ou de retourner a la terre.
L'issue, tu es mort pour rien surement, j'ai tourné en rond des jours et des jours dans l'appartement, sursautant au moindre courant d'air dans mon cocon. Mes espoirs aneantis, mes capacités cognitives mortes, mes reponses par reflexe de moelle epiniere, les crises cardiaques quand on m'adresse la parole. Je ne remetrai jamais le pied dehors, je ne retournerai jamais a l'ecole, tout est fini, s'est ecroulé sur un coup de tete.
Nous sommes morts tous les deux pour rien.
Il ne reste rien devant moi, tout est fermé dans mes yeux, mes recepteurs qui fonctionnent a plein regime et je vois rien d'autre que l'angoisse tout au bout d'aucun chemin.
La faim me sauvera encore cette fois.
La faim d'aliments, un gouffre s'ouvre sur mon estomac.
Et nous revoila en marche, desequilibré au depart et on apprend a marcher en se tenant aux mains tendues et aux murs. La mort est passée, c'etait un nuage.
Et malgré tout ce qu'on croit betement, la therapie acharnée qui reprend le dessus, au bout du chemin la vie meme sous la pluie.
heureusement que Darwin n'est plus la. Il m'aurait devoré, avec sa theorie, moi l'etre le plus inadapté et desorganisé face a son milieu. Decomposé.
La phobie, la maladie de bourgeois, la maladie qui permet de combler des vides et de palier l'ennui laissé par les grands espaces (sauf la phobie des grands espaces).
Hommage a l'animal d'hier, je me sens comme toi, entrain de mourrir sur le carrelage, dans un envirronement qui n'est pas mon cadre de vie, incapable de retrouver la sortie ou de retourner a la terre.
L'issue, tu es mort pour rien surement, j'ai tourné en rond des jours et des jours dans l'appartement, sursautant au moindre courant d'air dans mon cocon. Mes espoirs aneantis, mes capacités cognitives mortes, mes reponses par reflexe de moelle epiniere, les crises cardiaques quand on m'adresse la parole. Je ne remetrai jamais le pied dehors, je ne retournerai jamais a l'ecole, tout est fini, s'est ecroulé sur un coup de tete.
Nous sommes morts tous les deux pour rien.
Il ne reste rien devant moi, tout est fermé dans mes yeux, mes recepteurs qui fonctionnent a plein regime et je vois rien d'autre que l'angoisse tout au bout d'aucun chemin.
La faim me sauvera encore cette fois.
La faim d'aliments, un gouffre s'ouvre sur mon estomac.
Et nous revoila en marche, desequilibré au depart et on apprend a marcher en se tenant aux mains tendues et aux murs. La mort est passée, c'etait un nuage.
Et malgré tout ce qu'on croit betement, la therapie acharnée qui reprend le dessus, au bout du chemin la vie meme sous la pluie.
vendredi 16 octobre 2009
Si je galope a moitié nue, a moitié vecue l'hecatombe
Les os de poissons se disolvent dans des eaux, j'apprend à 20 ans qu'il n'y a pas 4 mais 5 saveurs, et que la saveur que j'aime le plus au monde est la cinquieme. J'ai pensé trois fois au mot justice. Devant mon plat de raviolis vapeur imaginair, devant la course poursuite au tram, dans l'automne gelé a deceder. Une fois a tord surement. C'est peut etre pas le mot. Est ce qu'il est juste d'etre poursuivit a tous ces km/h dans les premiers jours de vrai froid.
Quand j'entre dans la piece, bébé Lilou est la debout, elle est minuscule. Dans un equilibre aleatoire. Comme je l'aime, comment cette petite chose qui se tape contre tous les coins de la table peut etre un etre humain, vivant.
Ma mere a les os du cou qui se tasse, on comprend pas comment on peut aller voir des films d'horreur au cinema alors qu'il suffirait de venir dans ma vie, prendre ma place pour etre servi un jour sur deux en horreur. Pourquoi ils cherchent a mourir de peur, alors que moi je meurs vraiment de peur, et que pour y remedier je serai prete a accepter une tumeur cerebrale. Je me laisse eduquer, pour mon salut, est ce que ca suffira je sais pas.
En fait quelque part la peur c'est une tumeur du cerveau. Mais en hologramme, et invisible du monde, la douleur sans compassion et sans excuse.
On trafique ce qu'on peut, sa memoire, son chauffage, son emploi du temps et la ratatouille. Pendant que tourne dans le tambour un chaton. Trois jours d'immobilité et de principes actifs a effets secondaires qui n'y changent rien. La seule chose qui soit vraie c'est que tout passe avec le temps. Et meme si la theorie se precise tous les jours, on la refute a chaque fois qu'on rechute: ca n'ira plus jamais.
Et si.
Moi, debout dans le tram, une main aggripée a l'autre pour etre sur de pouvoir se raccrocher a soi. Les compulsions, et les bonjours. Le decord defile, je suis dehors. J'ai survecu une fois de plus, et quelle fois de plus.
On sursaute souvent et on voit defiler des lumieres dans le noir, on marche au ralenti comme des horloges et on met la table doucement. On a du mal a comprendre quand on nous parle, on a du mal a se maquiller et a lire. On vie comme quelqu'un qui aurait 100 ans et qui sortirait dans le parc de la maison de retraite au printemps.
Mais ce n'est plus le printemps.
Loin de la.
Quand j'entre dans la piece, bébé Lilou est la debout, elle est minuscule. Dans un equilibre aleatoire. Comme je l'aime, comment cette petite chose qui se tape contre tous les coins de la table peut etre un etre humain, vivant.
Ma mere a les os du cou qui se tasse, on comprend pas comment on peut aller voir des films d'horreur au cinema alors qu'il suffirait de venir dans ma vie, prendre ma place pour etre servi un jour sur deux en horreur. Pourquoi ils cherchent a mourir de peur, alors que moi je meurs vraiment de peur, et que pour y remedier je serai prete a accepter une tumeur cerebrale. Je me laisse eduquer, pour mon salut, est ce que ca suffira je sais pas.
En fait quelque part la peur c'est une tumeur du cerveau. Mais en hologramme, et invisible du monde, la douleur sans compassion et sans excuse.
On trafique ce qu'on peut, sa memoire, son chauffage, son emploi du temps et la ratatouille. Pendant que tourne dans le tambour un chaton. Trois jours d'immobilité et de principes actifs a effets secondaires qui n'y changent rien. La seule chose qui soit vraie c'est que tout passe avec le temps. Et meme si la theorie se precise tous les jours, on la refute a chaque fois qu'on rechute: ca n'ira plus jamais.
Et si.
Moi, debout dans le tram, une main aggripée a l'autre pour etre sur de pouvoir se raccrocher a soi. Les compulsions, et les bonjours. Le decord defile, je suis dehors. J'ai survecu une fois de plus, et quelle fois de plus.
On sursaute souvent et on voit defiler des lumieres dans le noir, on marche au ralenti comme des horloges et on met la table doucement. On a du mal a comprendre quand on nous parle, on a du mal a se maquiller et a lire. On vie comme quelqu'un qui aurait 100 ans et qui sortirait dans le parc de la maison de retraite au printemps.
Mais ce n'est plus le printemps.
Loin de la.
mardi 15 septembre 2009
Je vois Lilou
Me regarder avec des grands yeux emerveillés sur cette photo glacée.
La folie de la grippe enfle autour de moi, mais je reste tranquille. Je sais plus, l'image que j'en avais avant, une petite parenthese d'hiver bien arrosée de soupe et bien confortable dans le fond, et celle qui avait décimé une partie des enfants de ma grand mere dans des temps anciens et sinistres.
Il n'y a pas que ca. Ma vie change.
Pour me parer contre l'ecoeurement qui vient par vagues, je lis. Je ne lis pas. Je devore des pages, qui m'interessent ou pas, pour rester en vie mais ne plus y penser. Les premieres lignes sont encore un peu dans le present, et plus le texte passe et plus je je m'assied a coté de moi. Je deviens le baiser du detraqueur ou la vieille qui caresse son chat, mais en tout cas, je suis bien loin de mes pompes (boueuses).
Il pleut dehors, comme chaque jour, mais pas dans ma tete qui migre bien au dela des murs. Avoir si souvent besoin de sortir de soi est un probleme majeur, qui cause des pertes monstrueuses et des degats irreparables, mais heureusement beaucoup de choses le permettent. Des siecles que des gens mettent en place des stratagemes pour s'echapper, et moi j'ai plus qu'a arriver et a choisir mon livre ou mon film ou mes dauphins.
De toute facon, si il faut fuire c'est maintenant. Vu comme les choses se corsent dehors, il vaut mieux hiberner dans les bouquins. C'est comme ca que j'ai pensé passer l'hiver, recluse, froide et morte en apparence, mais bien au chaud dans le plaid entourée de plein d'images.
Pendant ce temps, les virus ont muté, des gens sont morts sans raison (dont Phillipe des 2be3), les pharmacies se sont vidées d'antibacterien et l'ecole a ouvert et fermé ses portes. Les chemins se sont mouillés, le pluie a commencé a tomber.
C'est plus simple d'etre mort parfois.
La folie de la grippe enfle autour de moi, mais je reste tranquille. Je sais plus, l'image que j'en avais avant, une petite parenthese d'hiver bien arrosée de soupe et bien confortable dans le fond, et celle qui avait décimé une partie des enfants de ma grand mere dans des temps anciens et sinistres.
Il n'y a pas que ca. Ma vie change.
Pour me parer contre l'ecoeurement qui vient par vagues, je lis. Je ne lis pas. Je devore des pages, qui m'interessent ou pas, pour rester en vie mais ne plus y penser. Les premieres lignes sont encore un peu dans le present, et plus le texte passe et plus je je m'assied a coté de moi. Je deviens le baiser du detraqueur ou la vieille qui caresse son chat, mais en tout cas, je suis bien loin de mes pompes (boueuses).
Il pleut dehors, comme chaque jour, mais pas dans ma tete qui migre bien au dela des murs. Avoir si souvent besoin de sortir de soi est un probleme majeur, qui cause des pertes monstrueuses et des degats irreparables, mais heureusement beaucoup de choses le permettent. Des siecles que des gens mettent en place des stratagemes pour s'echapper, et moi j'ai plus qu'a arriver et a choisir mon livre ou mon film ou mes dauphins.
De toute facon, si il faut fuire c'est maintenant. Vu comme les choses se corsent dehors, il vaut mieux hiberner dans les bouquins. C'est comme ca que j'ai pensé passer l'hiver, recluse, froide et morte en apparence, mais bien au chaud dans le plaid entourée de plein d'images.
Pendant ce temps, les virus ont muté, des gens sont morts sans raison (dont Phillipe des 2be3), les pharmacies se sont vidées d'antibacterien et l'ecole a ouvert et fermé ses portes. Les chemins se sont mouillés, le pluie a commencé a tomber.
C'est plus simple d'etre mort parfois.
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