samedi 9 mai 2009

Etre hors du temps, tout en restant dans le temps

Encore une fois je me suis reveillée divisé en un milliard de particules flottant dans un univers infini. Tete douloureuse (qui ca? quoi? qui s'est tapé la tete contre un volet?) mais remplie de souvenirs indivisibles et merveilleux.
Voila comment s'acheve la panoplie de mes 20ans, entourée de plein de gens bien qui me regardent un peu chelou et qui m'appelent Fabien. Enfin non, entourée de plein de gens bien, mais pas que bien, indiscutablement les meilleurs. La terrasse ressemble vaguement a Pompei sous ses cendres, pas un millimetre qui ne soit resté afestif. Et meme si nombre de catastrophes furent commises (dedicasse au tapis), beaucoup d'energie ecoulée, ca en valait mille fois la peine. Je ne peux qu'enumerer encore une fois, mais faire une phrase sans trop de "et" est impensable. Puisqu'hier soir il n'y avait que des "et". La creme de mes amis, et la creme du cheescake, et la creme des croques et l'odeur de la chicha a la fraise, et le temps des cadeaux magiques, et le temps de cette salsa inatendue et danser comme s'il en pleuvait, et du rhum comme s'il en pleuvait aussi, et du champagne, et qu'on m'ai apporté un enorme bouquet de fleur et d'araignées, des rose du jardin medieval. Des robes cop' copine qui sont l'incarnation de ce que je suis. Beaucoup d'etreintes joyeuses m'on ramenée a la vie, c'est ici que je suis revenue a la vie.
Au milieu d'un orage qui a arrosé toute les années passées. Qui a arrosé toutes les graines plantées. Et fait pousser des anciens souvenirs, defoncés, sur la terasse.
Ah la belle etoile, un sol mouillé qui ne me repousse pas tant.
Un rayon de soleil est venu tres ponctuel, pour prendre l'apero et rire et rire. Et toute une nuit a rire et a rire et a rire. Et a souffler les bougies en trois fois parceque tout le monde n'a pas connu la pleuresie. Trainer, en robe de soirée dans des jardins privés, et de toute evidence, attraper la creve. Meritée, meme bienvenue.
13h passées comme un paillon de nuit dans un cocon, tissé a la fibre des gens que j'aime le plus au monde. Irreductibles. Non fractionnables. Non sommable.
Voila, joyeux anniversaire mademoiselle.

lundi 4 mai 2009

El Tres de Mayo.

Non ce n'est pas la guerre civile, pas encore.
Mais c'est la mere des perles aussi dite l'huitre qui regarde d'un oeil bien vide l'interieur de sa tete tourner en rond. Un cerveau qui dit repos, arretes donc de mettre autant de conaissances et a la place fais des activités utiles a ta survie, manges, gagnes ton pain, mord ta plaie sur ta levre. Tue ce merle qui vient dans le jardin inlassablement de toute la freleté, meme si tu l'aimes bien. Et nettoies nous ce chat tout rugueux comme un corps de Nilss.
Mes neurones sont la, a me servir a les comprendre eux memes. Je me demande si au passage ils sursaute de joie de se voir si importants dans mes centres d'interet. Des flux d'ions dans ma tete me servent a etudier des flux d'ions qui se passent dans ma tete. Je tourne en rond. Je ne sais plus ou commence ma phisiologie, et ou s'arrete celle des autres.
En attendant j'ai peins le clocher. Ca a bien plu aux gens. Meme a moi. Et croulé sous des kilos de tarte au sucre.
La ou il va faloir concilier revisions et preparations, neurosciences et gueule de bois.
Faire des cheesecake, des croque madames, des trucs. Et surtout ne pas oublier de sortir le champagne et de retrouver ma tete de gagnante, celle qui a dormi et qui a su surmonter les desastres de la conjonctivite.
Allez let's go to the mall, trouver un sac a patate a revetir pour resplendir. Et cuisiner. Et comprendre comment un potentiel d'action deviendra grand.

vendredi 1 mai 2009

It's a small small rain

The best 1er mai ever.
L'incredible chance, de vivre ici et non ailleurs qu'ici. Si j'etais une ville, je ne serais autre que ma ville. On peut perdre des gens, en pagaille et en paille, tromper mille fois milles personnes, mais ne jamais tourner le dos a l'endroit ou etre. Qui j'aurais pu etre comme terrible dame si j'avais vecu loin du ruisseau ou ils sont tous en botte dedans et loin d'une promenade de digestion dans les bois au soleil, dans le silence du premier mai.
Un grand bordel? Un lot de connerie. J'ai une biche dans mon champ de vision. J'ai une chevre naine qui me regarde de coin. Un panier de cerises, cueilli du muguet, une maison grande et jamais vide et qui resonne. Des ptits potes qui vivent ici plus que chez eux. On peut perdre mille fois mille personnes, mille milliards de mille saborts mais ne jamais perdre notre vie d'ici. C'etait le temps ou tu peignais la ville, ou au debut ca ressmblait a rien (ou une vielle aquarelle moisie sa mere), et le temps ou la porte etait ouverte a toutes les fenetres du jour et de la nuit. J'aurai pu passer del'autre coté du miroir et les soirs de fetes, encore j'y passe, coté strass, coté j'aime la ville la nuit, mais surtout quand elle s'etend sous mes pieds. Coté j'ai cessé de reflechir du haut de mes talons, j'ai bien bu, je sais me tenir en société, je suis sociable, plutot agreable.
J'aurai pu mais aussi la liberté d'aller marcher la ou bon nous semble, le square qui est a nous et au chien epileptique et au chien mutique. Les gens qui ne sonnent pas creux. Qui s'egarons dans les transats au soleil toute la vie.
J'ai survecue moche mais dignement a la mort qui est venue me charmer dans mon appareil respiratoire, si je perds mon jardin et eux je meurs.
Mais quand meme j'ai la télé. Et je connais meme quelques artistes musicaux.

vendredi 24 avril 2009

The best ever

Quand je vois tout ce qui se deverse sur les autoroutes (en baches et tout ca). Mais je rigole moins quand je vois pas comment je vais faire. Jusqu'ici, j'etais bien occupée a siroter ma vie stable et sans consequence. Ok, theorie du pas de vie pas d'emmerde. Le ciel etait bleu, malgré quelques nuages cancer du poumon et problemes mentaux, mais sinon tout roulait comme sur des pierres n'amassant pas mousse. Mais s'advint que revint ma chere et tendre part vide. Oui vous savez, ce vide, si recurrent dans votre cas. Qui vous fait rever que vous oublieriez votre propre bébé quelque part dans une grande maison vide. Mais ne nous laissons pas abattre, oh non, ca jamais.
Tous ces efforts pour ne pas mettre ses doigts à la bouche, aujourd'hui, journée sans canibalisme, journée sans gout.
Mais heureusement y'a du jambon!
Et si vous etes pas content: "don't be in Germany"
Oh no

samedi 18 avril 2009

Joyeux anniversaire vomito!

Et voila que j'ai 4 lustres de long, 20 printemps.
Finalement ca passe, les joies autour etant telles.
Le 15 avril 2009, je fais du train, je fais des courses a monoprix, puis plus rien. Le vide, le neant badamoum vomito au dodo. Heureusement des anges cretins veillent de pres. Les pates a la carbo de S c'etait un peu comme manger du papier avec une sauce a la farine. Ou alors je n'ai pas su apprecier les mets a leur juste valeur. La commode est au plafond, le lit fait des back flip in the flux et j'ai serieusement le mal de mer. Heureusement avant un bar entier m'a chanté une chanson. Le chaud au coeur avant le sombrage. Je vois mes petites ballerines rouge faire des virevoltage et les garcons patauger comme des porcs dans des flaques de biere. Heureusement il y avait le mutisme que j'ai su malgré tout gardé dans la file des chiottes. HEEEEEEEEEEE les mecs!!!!!!!!!!!!! j'ai 20 ANS!!!!!!!!!!!! joyeux aniveeeeeeeeesaiiiiiiire. J'ai ri seule, mais j'ai rien dit!
Apres tout ce temps, ces irreductibles toujours present pour lever les verres a notre santé. Quel bonheur.
On s'est reveillé de maniere demantelée et le vide etait a combler. Immense, incorruptible, alors on a fait que qu'il faut faire dans ces cas la: manger des golden grahams et puis c'est tout.
Le 19 c'etait encore l'anniversaire.
Cette fois il y avait des napes en tissus et des verres en cristal, la famille etait habillé comme avec des epluchures de papillottes rien que pour moi. Et des cadeaux magiques sont tombés du ciel, avec l'omelette qui flambe et le repas d'acharné du chef, dont on ne cessera de le feliciter pour les petits fours carrefour (heureusement que c'etait pas des petits frigos hein!)
C'est fou comme mon entourage m'entoure d'une maniere d'orfevre.
Merci pour tout.

dimanche 12 avril 2009

Le paon du bonheur

Tout ce temps, penchée sur la question de la norme APA et d'avoir 20 ans. Les vacances commencent sans le repos de l'ame, mais on s'y attendait pas avant la mort. Posé sur la table, le paris match d'adieu a Walt Disney, avec Mickey qui pleure. Et Pimprenelle et Nicolas semblent etre tout au fond d'un cercueil avec un regard droit et vide. Je me vois bien dans ce robes de coktail a me la racler au fond des bars aux decords cartonnés. La ou le progres avait été arraché a sa boite au lettre.
Aujourd'hui, en attendant on y est pas encore. Pour le moment voici que c'est Paques, la religion mais peu, surtout le chocolat. Mes parents sont durs avec ces gens qui prient. Mais souvent les gens qui prient le leur rendent bien.
Je repense a hier, quand on courait apres le chien epileptique. Ou je croyais que ca n'existait que dans Pennac, et non meme en vrai.
Le trrivial pursuit avec vous, vraiment, jamais, never, c'est une catastrophe. Ouais mais tu dis ca parceque t'as perdu.