samedi 28 août 2010
Une forme de vie
dimanche 15 août 2010
Le climat! mon préféré!
samedi 14 août 2010
Toi et moi dans le cosmos
lundi 2 août 2010
Dans le récif, la flexibilité est payante
La route n'a aucune restriction d'horaires le premier week-end d'aout. A deux heures du matin tout le monde est déjà là, dans sa petite auto, avec ses petits journaux. J'en ai le mal de mer rien qu'en imaginant ce qui va se passer plus tard, sans nous, sur cette route du soleil, le ruban continu de voitures polluées, d'air irrespirable, saturé et de CO2 pour la planète.
Pour survivre à tout ça, il faut foncer vers le sud sans se retourner sur la nausée, les accidents, les intemperies, les avaries, jusqu'à la mer. Tout ça sera bientôt loin derrière nous, sur la dernière aire, sur la terre ferme, oublié de toute façon.
6h du matin, le port de Sanary est déjà là, le tourisme pas encore, le soleil oui. La terrasse est déjà pleine et ça valait le coup de se lever tôt pour déjeuner ici, en face des bateaux, en plein soleil du midi du matin, je rechauffe, la vie reprend, le dégel commence. Tout est orange. Des vienoiseries jusque dans la theière qui infuse, la mer sans aucune vague, les marins sur le départ. Tous orangés.
Je repars. Je quitte le port, j'ai du mal à croire que je sois revenue ici. Le vent déjà dans les oreilles quand on passe le cap, la côte qui s'éloigne, se découpe, les iles, les bateaux des autres, les voiliers, les maisons en tout petit. Je reviendrais jamais sur la terre ferme. Elle disparait. Elle s'assoupit. Elle s'évanouit. Qu'elle crève. Bon débarras.
dimanche 25 juillet 2010
Les puces, ça me démange!
Moi je fais mon petit bazar, je vend pas grand chose de ce que j'ai fabriqué, je gravite dans le cercle et je ramène un petit billet. Ça suffit. De toute façon il y a derrière tout ça bien plus qu'une histoire d'argent.
dimanche 18 juillet 2010
Lenteur caniculaire
Après le dimanche 27 juin, tous les jours sont comme des lendemains de soirée. Bizarre, il fait très chaud, la vie est au ralenti, lenteur caniculaire, désert, pas de dessert. Pas de dessert parce qu'il fait tellement chaud, pas mangé depuis mille ans. J'attends ce mail, depuis une semaine, dont ma vie dépend en partie, et qui ne vient pas. Est ce qu'il viendra? Le tarot de l'amour a dit, attentes vaines, déception. Je vois le genre. Sympa. J'aime Grenoble mais j'aimerai mieux retourner la bas. Au moins le temps d'une étude, d'une virée à l'eau, d'une baignade, mal de terre. Pour corser les choses, les travaux du tram, on s'engouffre dans le bus avec les autres vingt mille passagers, on fait la queue, on attend en plein soleil, on entend des pétards, on va mourir ici. Pour nous remémorer le tableau, un magnifique feu d'artifice sur le thème de la biodiversité, madagascar, l'écologie, requiem for a dream, « retrouver les baleines, parler aux poissons d'argent, comme, comme, comme avant ». Qu'est ce que c'est beau les explosions. Il y avait tellement de fusées, on entendait la guerre, le ciel s'est rempli de dorures, jusqu'à devenir doré. A la fin, c'est le ciel qui a envahit le feu d'artifice. Une mélodie de pluie de grenouille.
A y regarder de moins près, on est des milliers. Le parc, on dirait une fourmilière, ça bouge partout, les artères sont bouchées de monde qui avance lentement. Toutes les rues, tous les itinéraires sont pleines de gens grands, oranges, avec des vêtements d'été. Léger malaise. J'ai besoin de reprendre le mer.
La consolation se passe au dessus de la ville. Du douzième étage, le 13 juillet à 22h30, le concert de feu d'artifice. 13 feux d'artifice en tous les points de l'horizon, Grenoble explose a toutes ses frontières, quel spectacle. Je savais que ça serait beau, je vous l'avait dit, je vous avait prévenu, vous me croyez maintenant?