dimanche 18 juillet 2010

Lenteur caniculaire


Après le dimanche 27 juin, tous les jours sont comme des lendemains de soirée. Bizarre, il fait très chaud, la vie est au ralenti, lenteur caniculaire, désert, pas de dessert. Pas de dessert parce qu'il fait tellement chaud, pas mangé depuis mille ans. J'attends ce mail, depuis une semaine, dont ma vie dépend en partie, et qui ne vient pas. Est ce qu'il viendra? Le tarot de l'amour a dit, attentes vaines, déception. Je vois le genre. Sympa. J'aime Grenoble mais j'aimerai mieux retourner la bas. Au moins le temps d'une étude, d'une virée à l'eau, d'une baignade, mal de terre. Pour corser les choses, les travaux du tram, on s'engouffre dans le bus avec les autres vingt mille passagers, on fait la queue, on attend en plein soleil, on entend des pétards, on va mourir ici. Pour nous remémorer le tableau, un magnifique feu d'artifice sur le thème de la biodiversité, madagascar, l'écologie, requiem for a dream, « retrouver les baleines, parler aux poissons d'argent, comme, comme, comme avant ». Qu'est ce que c'est beau les explosions. Il y avait tellement de fusées, on entendait la guerre, le ciel s'est rempli de dorures, jusqu'à devenir doré. A la fin, c'est le ciel qui a envahit le feu d'artifice. Une mélodie de pluie de grenouille.

A y regarder de moins près, on est des milliers. Le parc, on dirait une fourmilière, ça bouge partout, les artères sont bouchées de monde qui avance lentement. Toutes les rues, tous les itinéraires sont pleines de gens grands, oranges, avec des vêtements d'été. Léger malaise. J'ai besoin de reprendre le mer.

La consolation se passe au dessus de la ville. Du douzième étage, le 13 juillet à 22h30, le concert de feu d'artifice. 13 feux d'artifice en tous les points de l'horizon, Grenoble explose a toutes ses frontières, quel spectacle. Je savais que ça serait beau, je vous l'avait dit, je vous avait prévenu, vous me croyez maintenant?



1 commentaire:

Paravent a dit…

Les photos :)